Une Europe fédérale pour quoi faire ?

Les Esprits Libres souhaitent une Union Fédérale Européenne sur des bases claires et démocratiques. L’Union Fédérale représente un premier cercle de gouvernement politique européen.

L’Union fédérale devrait être mise en œuvre sur la base d’une adhésion populaire. La démocratie constitue, selon nous, la source et le chemin de la fédération.

Les Esprits Libres proposent un référendum ou une consultation parlementaire dans tous les Etats-membres actuels de l’Union qui se sentent les plus proches de cette idée fédéraliste. Le peuple européen, en tant que tel, doit pouvoir émerger concrètement au moment de choisir son nouvel espace politique.

Les Esprits Libres suggèrent que les Etats fondateurs de l’Europe, ainsi que ceux qui adhèrent pleinement aujourd’hui à la zone euro, soient en première ligne pour réaliser cette fédération des citoyens européens.

Dans ce premier cercle fédéral, la souveraineté sera renforcée par la communauté des intérêts ; les libertés publiques, garanties et affirmées par des institutions fédérales.

Les Esprits Libres considèrent la zone euro comme une base concrète de la Fédération. L’union bancaire, décidée par l’Europe actuelle, a ouvert le chemin. Mais cette union bancaire reste pilotée par les Etats membres. Les dirigeants de l’UE ont décidé, dès juin 2012, d’instaurer un mécanisme de sauvetage des banques en difficulté pour éviter les défaillances dans la zone euro. L’accord conclu par les dirigeants nationaux de l’UE, en décembre 2013, montrent que les Etats gardent la main sur un système complexe sans véritable union budgétaire et économique. La mutualisation ou la monétisation des dettes ne sont pas permises. Autrement dit, la rigueur des budgets nationaux et la concurrence des économies nationales demeure la règle dans la zone euro.

La Charte des droits fondamentaux de l’Union constitue le socle de nos libertés publiques dans le cadre de la citoyenneté européenne. C’est une garantie contre les dérives potentielles de l’Etat. Les Esprits Libres souhaitent la création d’une Cour suprême capable de produire la jurisprudence fédérale des valeurs de justice et de liberté, déjà inscrites dans les Traités européens.

L’Union européenne actuelle – 28 Etats membres depuis l’entrée de la Croatie en juillet 2013 – possède deux niveaux d’institutions : les organes de « type fédération » et les organes de « type coopération entre Etats ».

Dans l’Europe aujourd’hui, l’unanimité des décisions prévaut. Si tous les Etats ne sont pas d’accord, aucune orientation claire ne se dégage pour mettre en oeuvre des grands projets communautaires. Cela freine les progrès démocratiques et la possibilité d’un vrai budget européen.

La Commission européenne est une sorte de gouvernement, avec un pouvoir d’initiative des lois européennes. Mais la Commission n’est pas un vrai gouvernement car elle se situe à mi-chemin entre l’inter-étatisme et le fédéralisme. En effet, les commissaires européens sont garants de l’intérêt général européen, mais ils sont désignés par les Etats et soumis aux décisions unanimes du Conseil de l’Union, assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement.

En 2014, le président de la Commission européenne devra obtenir l’approbation d’un vote des députés européens pour être installé dans son rôle. C’est une bonne nouvelle, et c’est un progrès important pour la démocratie européenne. Mais ce n’est pas encore le fédéralisme souhaité par les Esprits Libres.

Les élections européennes de mai 2014 sont toutefois l’occasion de lancer la question qui s’impose aujourd’hui : voulons-nous le nationalisme ou le fédéralisme pour bâtir l’Europe de demain.

Quelques propositions-clés pour l’Union fédérale :

- Une cour suprême à la portée de tout citoyen de l’Union fédérale.
- Un gouvernement fédéral à la place de la Commission.
- Un parlement fédéral à l’initiative des lois.
- Un budget européen avec un impôt clairement identifié à la place des contributions des Etats et des taxes indirectement perçues par l’Union.
- Un gouvernement fédéral pour investir dans des filières d’avenir et harmoniser la fiscalité des entreprises.
- Une diplomatie et une défense fédérales

Aujourd’hui, la coopération entre Etats impose des compromis bâtis sur des intérêts divergents, négociés par les dirigeants nationaux. Demain, l’Union fédérale mettra en œuvre la solidarité entre les citoyens sur une base démocratique.

L’Europe fédérale, c’est la possibilité d’investir mais aussi de lutter contre la spéculation et les fraudes. Cette union politique souhaitable doit reposer sur la démocratie. Le parlement européen, qui aura plus de poids après les élections de mai 2014, représente une clé de l’avenir fédéral européen.

Les élections de mai 2014 s’annoncent essentielles dans ce débat.

 

Débattre avec les Esprits Libres
Il y a 1 message(s) qui traite de cet article.

Message de Gérard Bouquet écrit le dimanche 14 septembre 14 septembre 2014 à 01h26min

En proposant de passer de la parole à l’action, le Parti Fédéraliste Européen présente des candidats aux élections cantonales.
Appelez les grands électeurs à voter pour eux !

Gérard Bouquet
Tête le liste PFE dans le Bas-Rhin

https://www.facebook.com/bouquet.gerard

 

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