Economie DE marché ou économie AVEC marché ?

Economie DE marché ou économie AVEC marché ?

La primauté de l’être sur l’avoir, l’image et le paraître.
Leçon de marxisme et d’économie politique à l’ex trotskiste Jospin.
Lionel Jospin se croyait réalisme et fin dialecticien en disant :
« Je suis pour une économie de marché, je ne suis pas pour une société de marché ».
Laurent Fabius, critiquant la proposition de son rival Stauss Kahn consistant à verser un pécule aux jeunes et « après tu te débrouilles », rappelait en la tronquant la citation de Lionel Jospin.
« Lionel Jospin disait avec justesse : « L’économie de marché existe, je ne suis pas partisan d’une société de marché ». Là, c’est le troisième stade : ce n’est pas l’économie ni la société, c’est la pensée de marché » Laurent Fabius.
Que penser de ces tergiversations ?
Il nous faut remettre les choses à leur place, remettre les pendules à l’heure comme dirait Julien Dray (collectionneur de montre qu’il achète parfois très cher en espèces !).
Il nous faut convoquer Karl Marx, Jaures, toute l’économie politique, toute la science politique, tutti quanti et les autres pour écarquiller les petits yeux de nos amis laborieusement socialistes.

Pourquoi Fabius déforme le propos de Jospin ?
Jospin, on le constate, avoue son ralliement à l’économie de marché. Fabius fait semblant de ne pas l’entendre. Draguant à gauche, pour cause d’investiture, l’ex social libéral ne veut pas parler de "ralliement" mais de "constat" : « L’économie de marché est là, c’est un fait incontournable, on ne peut revenir en arrière mais nous ne l’avons pas voulue », toujours « responsables mais pas coupables » ! Nuance donc entre l’entriste, très triste en effet, trotskiste qui avoue « je suis pour » comme Sardou dans la chanson et le repenti Fabius « c’est un fait ». « J’suis qu’un pauvre fossoyeur et si la mort n’existait plus j’creverais de faim sur mon talus » G. Brassens.

Notre gauche se divise :
Ceux qui combattent l’économie de marché : anarchistes, communistes, trotskistes, anti-capitaliste, anti-libéraux.
Ce qui constatent l’économie de marché, la déplorent mais font avec sans espoir ni volonté de pouvoir revenir en arrière (pensée morte-Emmanuelli, honteuse-Fabius ou opportuniste-Mitterand) : les socialistes.
Ceux qui la constatent, s’y rallient mais veulent la réguler : Rocard, Strauss Kahn, les sociaux démocrates et sociaux- libéraux., Rocard, Strauss Kahn.

Ils font tous une erreur dialectique mais à partir d’une volonté, d’intentions bonnes dont ils pavent leur pensée –sauf les opportunistes mitterandiens et leur mentor, sans scrupules hors de la gauche-

Concernant la dialectique :
L’économie de marché entraîne la société de marché qui entraîne la pensée de marché.
Celui qui accepte, ou se rallie, ou constate l ‘économie de marché sans la contester est DE FAIT impuissant face à la société et à la pensée de marché.
Dans ces conditions dialectiques ne reste t’il que la réponse cohérente des marxistes qui veulent une socialisation des moyens de production, une révolution un soir plutôt de grande taille ? En restons nous au "socialisme historique et dialectique", à la "lutte des classes" et naguère à la dictature du prolétariat et ses lendemains qui chiantent pour en sortir ?

La réponse est "libérale-égalitaire" ou « libérale-libertaire » ou "centriste révolutionnaire" ou "réformiste radicale", elle est ESPRIT LIBRE citoyenne.
Nous sommes pour une économie AVEC marché et non DE marché.
Pour une société AVEC marché et non DE marché.

Le marché existe et nous le régulons comme les sociaux démocrates le font.
Mais l’économie comme la société comme la pensée n’est pas seulement mercantile, elle est aussi distributive, dotée d’une fiscalé d’utilité publique et écologique, de service public, solidaire, sociale, étatique…
Contrairement à toute la classe politique qui se partage entre partisans de l’économie de marché plus ou moins régulée et adversaires de l’économie de marché, nous sommes contre l’économie DE marché et pour une économie AVEC marché.
Nous sommes contre l’économie DE marché car elle entraîne la société de marché et la pensée de marché.
Nous sommes pour une économie AVEC marché régulé. Limité et régulé le marché est productif et bénéfique. Non limité et non régulé il est criminel et suicidaire. Interdit il entraîne le collectivisme et le totalitarisme ou l’anarchie.
Notre positionnement CONTRE l’économie DE marché et pour une économie AVEC un marché, limité et régulé, nous distingue et positionne LES ESPRITS LIBRES dans la perspective d’une Nouvelle Société.
C’est ce positionnement qui nous fait concevoir le Revenu Citoyen, le combat contre la politique dite sociale et contre toutes les aides et allocations, contre celle du plein emploi, pour la liberté de licencier et d’embaucher, pour le service public garanti et ininterrompu, pour l’emploi et le service public partagé pour celui vers la créativité. Notre pensée est non mercantile, fermée, hostile ou honteuse mais positive (lutte POUR et non contre), déliée (dialectique ouverte et non sclérosée), ouverte (centrisme révolutionnaire) et singulière.
Nous sommes pour la primauté de l’être sur l’avoir, l’image et le paraître.

 

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