REPRÉSENTER LE VOTE BLANC pas des élus tirés au sort .

Reconnaissance du VOTE BLANC accompagnée d’une INCITATION FISCALE AU VOTE et TIRAGE AU SORT de citoyens élus au prorata des votes blancs. REVENIR AU CALENDRIER REPUBLICAIN de la législative avant la présidentielle. Rejeter l’élection monarchiste présidentialiste au suffrage universel du Président de la République à l’instar des autres pays européens. Pour un président simple arbitre, non élu au suffrage universel, présidant le Conseil Constitutionnel . Pour une 6éme REPUBLIQUE vivante, citoyenne, existentielle, écologique et sociale, parlementaire et primo ministérielle.

Le scrutin majoritaire actuel, la proportionnelle intégrale ou le tirage au sort intégral de tous les élus, la démocratie référendaire ou la démocratie directe ne constituent pas notre tasse de thé en ce qu’ils sont des modes extrêmes non démocratiques ou non fonctionnels.

La démocratie avance sur DEUX JAMBES :
1 - REPRESENTER AU MAXIMUM LES MINORITES, COURANTS ET SENSIBILITÉS
2 - DEGAGER ET GARANTIR UNE MAJORITE pour la gouvernabilité et la stabilité.

Cela implique un système mixte incluant une large part de proportionnelle, la plus intégrale possible, incluant une prime au gagnant garantissant une majorité viable.
Exemple : Dans le cadre d’un non-cumul des mandats, un scrutin mixte mi-majoritaire, mi-proportionnel, à correctif majoritaire et paritaire avec par exemple 50% d’élus à la proportionnelle intégrale à correctif paritaire, 35% d’élus au scrutin majoritaire à deux tours et 15% d’élus de la liste proportionnelle, prime à la liste gagnante à l’issue du second tour. Résultat les minorités très fortement représentées, la parité atteinte et la majorité garantie. Ce n’est là qu’un exemple et d’autres formes sont possibles si elles retiennent les « deux jambes » et la parité.

L’INCITATION AU VOTE. Il ne s’agit pas carrément d’un « vote obligatoire » mais d’un « devoir civique citoyen » et d’une incitation fiscale au vote ou plus exactement d’une pénalité fiscale pour l’abstention. Dans le cadre d’un revenu citoyen, il serait logique qu’une retenue fiscale soit opérée sur les abstentionnistes. Incitation civique et fiscale au vote. À noter, mesure d’accompagnement dans le cadre de l’émergence d’une 6éme République, qu’une instruction civique et qu’un service civil mixte sous la forme d’un semestre scolaire pourrait remplacer le service militaire afin de former au métier de citoyen.

LA RECONNAISSANCE ET LA REPRÉSENTATION DU VOTE BLANC et dans ce cadre LE TIRAGE AU SORT.
Le vote étant fiscalement incité et assimilé à un devoir et une éducation civiques, il devient nécessaire de reconnaître le vote blanc, de le COMPTABILISER et de le REPRÉSENTER. C’est dans ce cadre que le tirage au sort intervient. Ex : 20% de votes blancs et ce sont 20% d’élus qui sont tirés au sort.
Nous pouvons concevoir un système où l’électeur qui vote blanc pourrait, ou non, joindre au bulletin blanc une enveloppe close à son nom s’il est candidat au tirage au sort. Le tirage au sort se ferait sur le paquet d’enveloppes closes des volontaires au poste ayant voté blanc. Seuls les noms des tirés au sort seraient divulgués et les enveloppes non tirées seraient détruites sans être ouvertes afin de conserver la confidentialité du vote. Seuls les élus blancs révèleraient de fait qu’ils ont voté blanc. L’avantage c’est la motivation de ces citoyens et leur indépendance vis-à-vis des autres listes. On obtient des élus blancs volontaires, actifs et indépendants, un rêve…

Notre réflexion prend corps et nos propositions s’opposent alors aux extrêmes que sont le système majoritaire, la proportionnelle intégrale ou le tirage au sort intégral. Nous gardons le meilleur de chaque système dans la perspective et le souci de la démocratie.


NOTE :
La place du TIRAGE AU SORT et son articulation dans le programme des Esprits Libres.
Distinguons certains mode de désignation : la sortition du tirage au sort, l’élection et la certification par le concours.
L’élection part d’un principe aristocratique, volonté d’aristocratie élective et censitaire et non filiale. « L’élection c’est la plus forte minorité qui décide de déléguer le pouvoir aux candidats qu’elle déteste le moins parmi les candidats présélectionnées qui ont une chance de gagner. »
Le tirage au sort à pratiquement disparu de nos mœurs politiques mais curieusement nous y avons recours pour la chose la plus grave, pour les jurés d’assises !
Expérimentation historique à Athènes pour le conseil de 500 magistrats tirés au sort pour un an, mais le siège du pouvoir reste l’Eclessia, assemblée générale de tous les citoyens sur le Pnyx. Expérimentation également dans les républiques italiennes de la Renaissance et dans nos sondages avec leurs échantillons de population.
Penser le tirage au sort, comme l’ont fait Aristote, Montesquieu et Rousseau remet en question évidences et préjugés.
Le pire des maux est que le pouvoir soit exercé par ceux qui l’ont désiré pour en profiter.
Égalitaire et non lié à l’argent ou aux lobbies, le tirage au sort n’est pas pire que notre mode de désignation…
Avec le hasard du tirage au sort la politique est liée au service et non à l’intérêt et n’est plus affaire de spécialistes. Les tirés au sort n’ont pas cherché le pouvoir, ne l’ont pas demandé et ne sont pas supérieurs aux autres, ce qui implique l’humilité.
Le tirage au sort ne représente, ni le sommet, ni la base, mais plutôt une horizontalité.
Sa représentativité réelle, « en miroir », répond au souci de Condorcet : égalité femmes-hommes, entre les âges, les professions etc.
Le tirage au sort entraîne une intelligente collective basée sur la délibération et l’expertise susceptible de modifier les avis.

À partir de ces considérations, que nous retenons de l’émission de France Culture « Les Nouvelles Vagues » du 24 04 17 portant sur « La politique du tirage au sort », et que nous partageons, force est de constater que les propositions des Esprits Libres intègrent depuis toujours le tirage au sort dans les préoccupations de
DÉMOCRATIE VIVANTE c’est à dire REPRÉSENTATIVE et CITOYENNE,
contre la « démocratie à scrutin majoritaire » de la monarchie présidentialiste, ne représentant pas les minorités, imposant le bipartisme et les alternances balancier ou le chaos,
contre la « démocratie référendaire » populiste,
contre la « démocratie directe ».

Extraits du « Programme des ESPRITS LIBRES » :
« Fin de la monarchie présidentialiste, régime parlementaire primo-ministèriel.
Incitation fiscale au vote, dite « vote obligatoire », et inscription automatique sur la liste électorale du lieu d’habitation. Votes blancs représentés dans les sondages et résultats et par des élus tirés au sort au prorata des votes blancs. SCRUTIN ÉLECTORAL PROPORTIONNEL PARITAIRE À CORRECTIF MAJORITAIRE. ASSEMBLÉE NATIONALE paritaire femmes-hommes. Proportionnelle intégrale pour 80% des sièges, prime au gagnant de 20%, après le second tour de scrutin et la fusion des listes, garantissant une majorité et la transparence des coalitions. Non cumul, deux mandats successifs maximum, 300 députés, suppression du Sénat et du Conseil Économique et Social.
CONVENTIONS CITOYENNES : Assemblées de citoyens tirés au sort doublant les assemblées d’élus - communes, régions, nation, Europe – ayant l’initiative de propositions à l’assemblée élue, étudiant les dossiers en deuxième lecture et permettant de supprimer le recours aux référendums. »

 

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